New York to Paris

Voilà.

Les valises sont faites et sont pleines à craquer. C’est Manu qui va être content quand il va devoir descendre les 3 étages avec…
Retour pour 2 mois au pays ! Donc forcément, j’aurais, de mon côté, beaucoup moins de choses à vous raconter mais j’espère bien que Manu trouvera le temps qu’il faut et prendra son plus beau clavier pour vous raconter tout plein de choses, hein Manu ? Cela dit, comme j’ai quelques articles en réserve, vous aurez encore un peu de mes nouvelles !

Etat d’esprit pour ce retour : comme des grandes vacances sans le beau temps et le travail en plus ! (oui je sais, ça fait un peu bizarre dit comme ça, et pourtant !) Bon c’est sûr, je suis un peu dégoutée de quitter le beau temps new yorkais (il fait encore 30°C aujourd’hui, mon petit doigt me dit qu’il ne va pas faire le même temps à Paris dimanche), de quitter New York (et aussi de ne pas pouvoir assister à Halloween, grrrr, ils ont déjà sortis les citrouilles !) et bien sûr d’être éloignée de Manu pour quelques temps mais je suis vraiment très contente de retrouver famille et amis !

Retour à New York, le 22 novembre  !

La faune et la flore

Oui oui, la faune et la flore new-yorkaise !  Oui, oui, je vous jure, ça existe ici !

La flore est plutôt agréable avec les nombreux parcs de la ville. De ce côté là, aucun soucis, je dirai même qu’on en a jamais assez et qu’on en redemande toujours ! On est les premiers à profiter du beau temps dans Central Park ou d’un pique-nique dans Bryant Park le midi pour déjeuner. Et la faune dans la flore, ça nous dérange pas…euh je veux dire, les bêtes dans la nature, ça ne nous dérange pas (d’ailleurs on adore les écureuils new yorkais qu’il faut vraiment qu’on arrête de prendre en photo, ça fait trop touriste !)

Par contre, la faune sans la flore, c’est un autre sujet, je veux dire les bêtes dans un appart, c’est tout autre chose ! Tout le monde sait que la ville est infestée de cafards. On ne se sentait pas trop concerné. “Bah, l’appart a été refait à neuf, pas de soucis de s’en faire ! Et c’est propre chez nous !” Mais qui a dit que c’était propre et sans cafard chez nos voisins ??? Hein ??? Tous les dimanches, un monsieur sonne à la porte : “vous avez besoin d’un exterminateur ?” Quoi, nous ? Non, bien sûr que non ! Quoique…Ca fait le 3ème cafard qu’on croise en 3 mois. Aie. Ca commence à nous faire fliper tout ça… surtout après les recherches qu’on a fait sur le sujet :
– même un appartement propre peut abriter des cafards,
– un cafard peut pondre jusqu’à 40 oeufs (Aaaaaahhhhhh !!!)
– ils survivent à tout et sont plus résistants que l’homme (donc presque aucun espoir de gagner la bataille !)
– ils se cachent dans les faux planchers des cuisines (autrement dit, impossible d’y accéder à moins de démonter sa cuisine !)
– ils peuvent vivre sans tête !!! (on se croirait dans un film d’horreur !)
– les cafards peuvent rester un mois sans manger ni boire, et retenir leur respiration pendant 45 minutes sous l’eau !
–  si vos voisins en ont, vous en avez aussi ! ils passent par les canalisations, sous les portes, bref, ils sont partout !

L’autre jour, je vois sur un forum que New york est infesté de bedbugs, des punaises de lit. Ni une, ni deux, je réponds sur le forum que : “no panic, on en a jamais entendu parler ici !”. Le soir même, j’allume la télé et je tombe sur un reportage spécial sur les bedbugs qui prennent d’assaut les lits et les canapés des particuliers et des hôtels de la ville. Aie. Je m’assois, dépitée, sur le canapé et je me relève aussitôt pour contrôler s’il n’y en a pas aussi chez nous. Non. Ouf. Nous voilà rassurés.

Donc pas rassurant du tout tout ça. Mais en même temps, relativisons, il n’y a pas non plus péril en la demeure pour l’instant !  Mais ce n’est pas fini…

Hier soir, petit passage dans la salle de bain avant d’aller se coucher et Manu tombe nez à nez avec une souris !!! Je vous raconte pas le cri de surprise que j’ai entendu avant d’entendre Manu faire des claquettes ! Cela dit, si ça avait été moi, j’aurais cassé mes cordes vocales et je serais montée sur le lavabo (je suis toujours pieds nus, alors, j’ai pris la résolution depuis hier soir d’avoir toujours aux pieds mes Converses ou mes bottes de pluies (roo, ça me fait penser qu’il faut que je vous parle de mes bottes de pluies d’ailleurs !) même quand je suis en pyjama comme ça je suis parée à toute éventualité maintenant !)

Elle a fini morte dans les toilettes, assomée (pour pas dire écrasée) par la poubelle de la salle de bain…Et nous, on est allé se coucher avec plein d’interrogations : si on en a trouvé une, c’est qu’il y en a plusieurs non ? Par où est-elle entrée ?  Et si on déménagait ? Mais c’est comme ça dans tout New York !!! Misère de misère !

Moi qui était plutôt contente de ne pas avoir croisé une araignée en 8 mois ! Je crois que je commence à les regretter !

Une photo du crime (avec le seul coton tige qu’il y avait dans la poubelle !)

Farniente à Brighton Beach

Voilà un peu plus de 15 jours que nous avons testé une nouveller plage. Et oui encore une ! C’est pas ça qui manque les plages ici. Qui l’eût cru ? aller à la plage à New York City ? et puis quoi encore ? Et pourtant !

Je vous entends dire “quoi encore la plage ?”. Disons qu’on essaye de fuir la chaleur comme on peut donc c’est soit l’air de la mer soit l’air de la clim mais surtout pas l’air étouffant de la ville qui vous fait transgouter (merci Mélie, j’aime bien ce mot, tu crois qu’il faut que je demande une autorisation à Quentin ?) avant d’avoir atteint le bout de la rue et qui fait remonter les odeurs des pires cauchemars de votre estomac : les odeurs des trottoirs new yorkais qui font penser à une odeur de vomit et d’urine le tout fermenté au soleil sous 35°C (hum je suis sûre que ça vous donne encore envie de venir à New York tout ça !)

Bref, le choix est fait ! Nous voilà donc direction Brighton Beach au Sud de Brooklyn, tout proche de Coney Island. Tellement proche que c’est la même plage en fait !

Oui, je sais, j’ai fait une critique catastrophique de Coney Island la dernière fois qui était archi bondée et archi sale. Sauf que Brighton Beach est éloignée de Coney Island et de son parc d’attraction : donc moins de monde et moins de déchet.

Même la mer était bien à cet endroit là : moi qui n’aime pas l’Atlantique (oui oui, je ne mets les pieds que dans des eaux chaudes, bleues, transparentes et sans algues ou trucs qui flottent et qui me font penser qu’un requin ou un méduse, ou les deux en même temps, vont me croquer une jambe et m’engloutir dans des eaux profondes), je me suis même baignée, c’est pour dire !

Je dois dire que c’est quand même assez plaisant d’aller à la plage le week, sans emmener une valise. J’envie beaucoup les gens qui vivent en bord de mer et qui peuvent y aller une journée le week end. A quand la mer à Paris ? (qu’on se comprenne bien : Paris-plage, n’a rien d’un bord de mer et la piscine, par définition, ce n’est pas la mer, on est d’accord).

Ahhh nous voilà larvant (oui, participe présent de larver) sur nos serviettes entrain de bouquiner et de somnoler quand on finit par entendre un voix qui hurle au loin : “sexy beer for sexy woman ! if you don’t drink a beer, you gonna die !” (traduction : Sexy bières pour femmes sexy ! Si vous ne buvez pas une bière, vous allez mourrir !) Ah, c’est américains, toujours le mot juste ! (ah oui, j’oubliais, en France, on vend des beignets sur la plage, ici, ils vendent des bières et des bardes à papa, no comment).

En partant, on s’est promené le long de la plage et on cru que le soleil nous avait un peu trop tapé sur la tête : des gens se baignaient en smoking et en robe de soirée. On n’a pas réussi à trouver le fin mot de l’histoire mais un mec nous dit que c’était une tenue idéale pour se baigner et que c’était la mode à Brooklyn…je crois que certains avaient abusé des sexy beer !

Pour finir cette délicieuse journée, le soir petit pique-nique à Riverside Park sur les bords de l’Hudson River en admirant le coucher de soleil. Bon cela dit, la soirée pris a fin un peu tôt car Manu ne pouvait plus supporter mon odeur : j’ai installé notre drap de pique-nique pile poil sur une odorante m**** de chien et je m’en suis rendue compte juste après l’installation de notre campement et avoir dit à Manu : “on n’est pas bien là ? hein ? j’ai pas des trop bonnes idées des fois ?” (véridique de chez véridique, je n’invente rien !).

Je me rends compte que j’aurais pu poster la fin de mon histoire sur viedemerde.com