Piscine de Central Park

L’autre jour, il faisait une chaleur tellement atroce dans l’appartement (alors même qu’il y avait la clim, c’est pour vous dire !!!), on s’est dit que si on ne voulait pas se liquéfier sur place (ben oui, après pour le ménage, les odeurs, la lessive, c’était pas pratique quoi). Donc, on s’est armé de courage et on s’est traîné jusqu’à la piscine, ouverte et gratuite, de Central Park. Et là tout de suite, je sais ce que vous vous dites, si si, je vous entends penser jusqu’ici : “QUOI ? mais ils sont cinglés, la piscine de Central Park, ça doit être blindé surtout par ce temps, un samedi en plus, punaise, mais quelle idée ! Ils vont pas être tous seuls !” Est ce que je me trompe ? 😉

Eh bien, c’est à peu de chose près ce qu’on s’est dit nous-même. Et vous allez comprendre pourquoi on y est allé quand même…

Ca fait plusieurs mois maintenant que je cherche une piscine, attention, pas une pataugeoire ni une piscine olympique, juste une piscine normale, même couverte, ça nous aurait convenu…IM-PO-SSIBLE ! Un truc de dingue. Les piscines new-yorkaises n’ont pas du tout l’air de fonctionner comme les piscines françaises. Qu’est ce que j’entends par piscine française : une piscine que le maire a gentiment ouvert pour vous et qui est près de chez vous (genre 15 min maxi en voiture) avec un droit d’entrée à 4 ou 5 € grand maxi. A New York, c’est impossible à trouver (ou en tout cas, on n’a pas encore trouvé), Mr Bloomberg n’est pas aussi gentil que les maires français sur ce coup là. Les seules piscines qu’on a trouvé ce sont les piscines dites “en club” à 300$ l’année (punaise il faut vraiment être motivé quand on s’inscrit) ou 35$ la journée ! Et admettons que ça nous convienne, il y a une liste d’attente !!!

On a bien trouvé des piscines gratuites mais elles sont réservées aux enfants…Bref, c’est la misère des piscines ici, pas moyen de faire quelques longueurs, ses petits-abdos et de papoter après…snif. Donc il nous restait 2 possibilités : soit on faisait notre propre piscine dans la baignoire soit on allait à la piscine de Central Park. Et comme dans la vie il faut faire des choix…

Alors, il faut que je vous raconte ça ! Déjà, comme il n’y a pas vraiment d’adresse (on savait juste qu’elle se trouvait à la hauteur de la 107ème rue), il faut suivre les cris (de joie j’imagine). Et ensuite, il faut trouver l’entrée (pour ceux qui la chercheront : côté ouest du park, forcément, nous on est arrivé côté est, grrrr !) Ca faisait un peu comme si on avait trouvé une oasis dans le désert ! On voyait la piscine mais on ne savait pas comment y aller. Une fois l’entrée trouvée…il nous a fallu faire la queue car le nombre maximum de “piscineurs” était atteint…Grrrr…encore cette histoire de file d’attente ! Mais vu la chaleur et vu la piscine énorme devant nous, pas moyen qu’on cède notre place, donc on a fait le pied de grue pendant une bonne trentaine de minutes. Ce fut terrible. On dégoulinait sur place, on n’avait plus rien à boire, on attendait derrière la grille et le pire, c’était de voir les gens dans l’eau entrain de se rafraîchir. Une vrai torture, comme si on laissait un enfant devant une boîte de bonbons ouverte et qu’on lui disait “touche pas”. Cela dit, on a eu le temps de remarquer que la piscine était archi bondée 🙁

AYE, c’est notre tour ! Le temps de montrer que vous êtes outillés (maillot de bain, serviette et cadenas sinon c’est demi-tour, voir les conditions ici) et hop, direction les vestiaires. Alors là, préparation archi psychologique si jamais un jour vous y mettez les pieds : surtout ne vous déchaussez pas ! Vous risqueriez d’attraper la rougeole combinée avec le chikungunya et la syphilis ! Du coup, ça m’a carrément refroidi pour aller me tremper dans le nid à microbes. Bon, c’est sûr, c’est juste ma version des faits et Manu a dit que j’étais un peu chochotte et difficile sur ce coup là (la piscine gratuite, blablabla…). Toujours est-il que j’ai attendu d’avoir bien chaud et de ne plus tenir sur ma serviette pour aller faire trempette (un aller-retour bien sûr). En plus, les gens n’arrêtaient pas de crier dans tous les sens, de sauter dans l’eau, de s’éclabousser (je parle des adultes là), j’ai bien failli me battre avec un gars qui m’arrosait… bref  la piscine de Central Park, oui ça rafraîchit (forcément, après 30 min entrain de cuire au soleil, même un sauna vous rafraîchirait !) mais le truc vraiment bien, c’est de se dire que vous être entrain de patauger dans une piscine au beau milieu de Central Park, avec les buildings qui vous entourent…so New York !

De notre côté, on ne désespère pas et on a reprit nos recherches de piscine à la française…d’ailleurs, je lance un appel, si quelqu’un connaît quelqu’un qui a entendu parler d’un tel endroit, qu’il nous fasse signe !

PS : En hiver, la piscine devient patinoire… 😀

Statue of Liberty

Ca fait 6 mois que Manu est là et 4 pour moi, et on ne vous a même pas parler de l’emblème de New York, des US, du monde ! : la Statue de la Liberté ! Sacrilège ! Elle nous accueille chez elle alors elle mérite bien qu’on lui consacre un minimum d’attention ! Et puis un blog consacré à New York ne serait pas un blog consacré à New York si nous n’en parlions pas.

Comment vous dire.
Visiter la Statue de la Liberté, c’est toute une affaire. Avec Manu, on commence, que dis-je, on est (enfin du moins on le pense) rodé sur la façon de visiter ce monument. Ben oui, il faut dire que j’en suis à ma quatrième visite, et Manu, à sa première visite et demie (et demi car la 1ère fois, il a du faire demi tour, il s’est pointé à 16h, c’était fermé).

Tout d’abord, c’est une visite qu’on programme. On a remarqué qu’à chaque fois qu’on voulait y aller (et ce avec chacun de nos invités), le programme de la visite de NYC se faisait au jour le jour (et encore, on pourrait même dire heure par heure dès fois !). Par contre, la visite de la Statue, c’est quelque chose qui est toujours planifié longtemps à l’avance. Allez savoir pourquoi ! On a bien une théorie à partager…

Théorie de Karine : Il faut qu’il fasse beau. C’est impératif, sinon, ça ne rend pas sur les photos. Ba oui, pourquoi faire 8000 km si, sur votre étagère du salon, il n’y a pas une photo de vous radieux avec, derrière, la Statue de la Liberté bien verte et le ciel bien bleu ?

Théorie de Manu : c’est une journée qu’il faut programmer car il faut se lever tôt et donc mettre le réveil en vacances ! Il faut se pointer à 9h au Castle Clinton dans Battery Park, à la pointe de Manhattan (métro 1 – South Ferry).

On doit certainement être tous les deux dans le vrai car il vaut mieux faire 2h de queue au soleil que 2h de queue sous la pluie ! Quoi 2h de queue ça vous paraît beaucoup ? Ba, c’est quand même la Statue de la Liberté ! Même les touristes américains la visite ! Avec un peu de chance, si vous vous pointez à 9h tapantes (j’ai dit tapantes), vous n’aurez pas trop d’attente.

Vous prenez vos billets (12$ ou 20$ avec l’audioguide) qui comprennent : le bateau pour Liberty Island + le passage sur l’île + le bateau pour Ellis Island + la visite du musée de l’immigration. Pour monter dans la couronne, il faut réserver 3 mois avant, nous on a pas eu cette patience (l’avenir appartient à ceux qui ce lève tôt ET qui s’y prenne tôt !). Et puis, vous vous armez de patience pour faire la queue (je n’ai pas dit qu’à 9h il n’y avait pas de queue, j’ai dit qu’il y en avait pas trop). Pour avoir moins d’attente, vous pouvez réserver vos places sur le site internet de la Statue of Liberty, (mais non annulable si ce jour il tombe des cordes par exemple, c’est à vos risques et périls. Pensez à votre photos sur l’étagère du salon !). Ensuite, c’est comme à l’aéroport (11 sept 2001 oblige), vous enlever vos chaussures et votre ceinture, montrez pattes blanches et hop, ni une, ni deux, vous montez dans le bateau. Côté droit surtout et restez debout malheureux !!!

Le bateau quitte le quai et la vous comprenez pourquoi “côté droit surtout et restez debout !”. A votre droite, une vue imprenable sur Manhattan et sa skyline et à votre gauche, la Statue. Vous ne savez plus où donner de la tête ! La skyline s’amenuise à droite et la Statue prend de la hauteur à gauche. C’est excitant, ça fait des zigouigouis dans le ventre et c’est là que vous réalisez que VOUS ETES A NEW YORK !!!! YOUHOU !

Le bateau accoste et là c’est parti pour le marathon photos (sur le bateau, c’était de la rigolade). Vous, dans tous les sens avec la Statue, sous toutes les coutures (et vous pensez plus que jamais à votre cadre photo sur l’étagère du salon). Et vous faites le tour de la petite île, vous la regardez droit dans les yeux, de haut en bas, de bas en haut, en long en large et en travers histoire d’immortaliser ce moment. Et là, ça vous frappe comme un coup de massue : mais elle est petite ! (enfin, c’est ce que nous en avons pensé… on l’imaginait plus grande, l’effet film, très certainement…) Ensuite, vous remontez dans le bateau et prenez la direction d’Ellis Island. Impossible de ne pas faire un passage dans le musée. Ca vous donne d’ailleurs des frissons le fait de voir toutes ces photos, données, histoires sur les millions d’immigrants qui sont passés par là juste avant vous.

Durée pour faire tout ça : vous pouvez le faire en 3h comme en 7 (c’est du vécu !).

Sinon, pour les plus fauchés ou les plus pressés, vous pouvez aussi prendre le ferry qui va de la pointe de Manhattan à Staten Island, c’est gratuit et le bateau passe à proximité de la Statue…

Bon voilà, c’est fait.
Ca fait 4 fois et demi qu’on va la voir. Je viens de lui consacrer un super long article. On lui a assez rendu hommage. J’espère qu’elle va m’accorder son visa et un travail maintenant !!!

Voir aussi “Une semaine à NY !

Lessive à la new yorkaise

Voilà un truc qui est bien comme dans les films ou dans les séries (on se souvient du “Friends” ou Rachel et Ross font leur lessive dans une laverie, même que Rachel se bat avec une nana pour avoir le chariot…).

Les New Yorkais n’ont pas de machine à laver, oui, oui, c’est vrai, c’est un fait avéré. Tous les appartements qu’on a visité ne possédait pas de machine à laver. Je me souviens d’une remarque de mon prof d’anglais en plein cours : “en France, les gens ont tous des machines à laver n’est ce pas ?” (Grand silence, les élèves intrigués se tournent tous vers moi les yeux ronds) “euh oui, la majorité”. Il avait l’air ébailli…

Dans certains immeubles, les habitants ont une laverie (laundry) au sous-sol mais ça reste une minorité. Ca doit d’ailleurs être pour ça qu’il y a autant de laveries (landromat) dans NYC (ou bien c’est parce qu’il y a beaucoup de landromat que les gens n’achètent pas de machines ? qui sait !). C’est presque difficile de faire son choix tellement il y en a ! Mais au final, nous, on a choisi la plus près ! Pas bêtes, les belettes !

C’est maintenant devenu un rituel. Toute les semaines, la corvée nous attend (ou plutôt m’attends, moi). Les tiroirs sont vides et le gros sac bleu Ikea est prêt, plein à craquer (c’est bien pour ça qu’on a choisi le plus près, héhé). Carte de la laverie, lessive, lingettes odorantes, iPod, nous voilà partis pour un nouveau cycle ! Youhou !

Quand on arrive là-bas, l’expression “laver son linge sale en public” prend tout son sens. C’est assez marrant, tout le monde porte une attention toute particulière à la façon de vider son sac et de remplir la machine à laver. Pas de brusquerie, il faut surtout que rien ne tombe entre. Cela dit, il y en a que ça dérange pas vraiment :S… On boucle le tout, et hop, c’est parti pour 30 min de lavage puis puis 30 min de séchage.

Pour les plus pressés, il y a le drop on/drop off. On vient vous chercher votre linge, on vous le lave, on vous le plie et on vous le laisse sur la pas de la porte. LE REVE QUOI !

Petit problème de maths : Karine et Manu vont à la laverie toutes les semaines (enfin surtout Karine) et font 2 machines à chacun de leur passage. Il se servent ensuite du sèche linge (1 seul) pendant 30 min. En sachant que le prix pour une machine est de 2$50 et que pour utiliser le sèche linge il faut débourser 0.35$ pour 5 min de séchage, combien cela leur coûte-t-il à l’année ???

Réponse : 340$ à l’année (sans compter les extras !). Autant dire un week end en amoureux par an. (Poussons le bouchon aussi loin que Maurice nous le permette : imaginons qu’un new yorkais vive jusqu’à 88 ans, il dépense en moyenne 30 000$ en landromat pour toute sa vie !!!)

(Attention, mes réponses sont à vérifier, je ne suis pas très bonne en problèmes de maths…)

Est ce qu’on dépense autant lorsqu’on a une machine à laver chez soi ? ou c’est juste qu’on ne s’en rend pas compte ?
Sur beaucoup de vitrines, on peut voir “French Cleaner”. On ne comprend pas trop pourquoi…depuis quand être French est-il un gage de qualité pour mieux laver ???

Autre chose : on n’a pas de machine à laver mais on a un lave-vaisselle. Et ça, c’est du pur bonheur !