Petite idée en nous réveillant ce matin : vous présenter les invités que notre canapé reçoit pour nous faire voyager et en apprendre un peu plus sur la vision des étrangers sur la Big Apple.
Enjoy your trip !

Notre canapé a commencé son voyage par le Canada. Grace était notre première invitée donc on avait un ch’touille la pression ke-même ! Grace vient tout droit de Toronto à 800km de NYC. Cool, elle doit pouvoir parler un peu français alors ??? Et bien pas vraiment. Grace articule quelques mots mais ça s’arrête là. Par contre, son accent est irréprochable. Bizarre. Grace nous dit qu’à l’école, on leur apprend le français (apparemment comme à nous, qui apprenons l’anglais, c’est à dire, rien de bien drastique) mais que son accent doit être bon à force d’entendre parler les gens dans la rue ou au travail. Hein au travail ? Mais elle travaille où Grace ? Amnesty International où elle s’occupe des réfugiés, métier qui semble la passionner.

Grace est là pour quelques jours pour rejoindre des amis Californiens et compte bien en profiter. Elle est impressionnée par la chaleur qu’il fait ici et saute sur la clim en la laissant allumée toute la nuit (au p’tit matin, le sol était gelé jusqu’à la salle de bain, ça doit être l’effet Grand Nord !) Apparemment, il ne fait pas aussi chaud à Toronto même si les étés sont quand même chauds et humides. Elle nous parle des balades sur le lac Ontario, de la CN Tower bien sûr et nous dit que la ville est petite. Hu ? Ba oui par rapport à New York. Ah !

Elle nous encourage à venir l’hiver pour nous dépayser encore plus et à aller au delà de Toronto. Elle commence à nous parler des températures extrêmes et des chutes de neige. Mais aussi des paysages magnifiques, aussi bien été comme hiver dans les forêts, des couchers de soleils sur les grands lacs, des randonnées qu’il y a à faire…oula ça nous donne bien envie d’y faire un saut tout ça.

Grace trouve que les américains, en général, n’articulent pas et qu’elle doit se concentrer pour les comprendre. What ? Euh je comprends plus là…elle voit mon visage se décomposer. Juste pour préciser : elle a un anglais parfait, normal, c’est sa langue natale (qu’on arrive d’ailleurs mieux à comprendre que l’américain). Je lui explique qu’elle me fait perdre tout espoir de comprendre un jour parfaitement l’américain car si elle doit se concentrer, quid de nous pauvres français ?