Après White Sands et Roswell, on décide qu’il faut qu’on remonte un peu quand même car il ne faut pas oublier que l’on a une deadline : rendre la voiture à Vegas d’ici 5 jours. Justement l’occasion de boucler notre boucle.

Nous revoilà sur la route, avec notre meilleure amie du moment, notre super voiture rouge. Heureusement qu’on l’aime bien cette voiture car on s’en est tapé des heures de route avec elle. Pour cette étape là, 9 h de ballade. On décide de couper le trajet et de s’arrêter pour dormir. Comme d’hab, on choisit le plus typique et le moins cher : un motel.

Et pour le coup, celui qu’on vient de trouver vaut de l’or. Mais pas au sens propre du terme. Le truc, une dizaine de chambres, tenu par un monsieur à la soixantaine bien tassée (mais pas avec toutes ses dents), avec tout plein de tatouages, une grosse barbe blanche, dégarni, lunettes de soleil, torse nu, tongs. Bon. Je dois vous avouer que, quand je l’ai vu arriver à l’accueil (qui n’était pas vraiment un accueil d’ailleurs), je n’ai pas cru une seule seconde que c’était lui le gérant. Alors forcément, quand j’ai compris, il y a eu un blanc et j’en ai perdu mon anglais qui s’est fait la malle pendant 3 secondes mais qui ont dû paraître une éternité.

Sur le coup, il m’a un peu surprise ce monsieur et je me suis dit que j’aurais peut être dû envoyer Manu en repérage… Trop tard… il me demande pourquoi je suis là. (Sacrée question, un soir vers 21h, dans un motel !). Je lui réponds, et là, le commercial qui sommeille en lui fait surface et il me vend son truc : super tarif, super petit dej et me propose même de visiter la chambre. Banco ! On visite quand même parce qu’en arrivant, on est passé devant sa chambre personnelle et on a failli faire demi-tour : un bordel monstre, je me suis même demandée comment il pouvait mettre un pied devant l’autre et que c’était vraiment pas vendeur de la laisser ouverte…

Bref, la chambre qu’il nous propose n’est pas toute fraîche mais c’est propre et le vieux biker se met vraiment en quatre pour nous satisfaire (faut dire qu’il nous propose des pop-corn en libre service, alors Manu est conquis !). On regrette vraiment de ne pas avoir pris de photos ni même retenu le nom du motel et encore moins le nom de la ville. Je me souviens juste qu’il pleuvait et que c’était pas la grosse chaleur.

Le lendemain, on reprend la route. Le paysage change du tout au tout. Des arbres, de la verdure et de l’humidité, on passe à un temps chaud désertique avec des pierres rouges partout. On arrive à Monument Valley. Wahouuuu. C’est magnifique. On a l’impression que c’est irréel et qu’on est dans un décor de film.

Passage dans l’Utah
Quand on vous dit qu’on dirait un décor ! C’est fou non ?

 

 

Ca c’est notre voiture, version européenne ! C’était pas facile-facile de conduire sur la route pleine de bosses ! On a bien cru qu’on allait y laisser notre caution ! Mais elle a résisté Ginette !

 

Et ça c’est la version US ! Je crois que, à ce niveau là, bosses ou pas bosses, ça fait le même effet…

 

 

Ambiance Farwest !

 

… mais pas pour tout le monde ! On n’oublie pas les habitudes de la maison, faut pas déconner non plus !

 

Mais Manu nous as quitté… il est désormais dans la peau de John Wayne !

L’endroit est connu pour son magnifique paysage mais aussi pour avoir été le décor d’un western avec John Wayne… on comprend pourquoi !

 

 

On a vraiment l’impression d’être sur un autre planète. Ou à une autre époque. On se demande bien comment tout ça a pu arriver là. On ne s’en rend peut être pas compte mais on n’a pas trop le droit d’aller où on veut. Le lieu est protégé. Les indiens de Navajo veillent au grain. Et avec notre voiture urbaine, on ne peut pas franchement aller là où on veut (sauf si c’est à 15km/h !).

On reprend la route, des images plein la tête et en pensant déjà à notre prochaine destination…

Hey, les loulous, je viens de tilter un truc là : on a 99 j’aime !!! Wahou ! Ca commence à en faire du monde quand même ! Un petit effort pour le 100ème ? 😉